jeudi 18 septembre 2014

Campagne électorale 2014 : analyse des attentions politiques du cdH et du PS

Loredana Cucchiara
@LoCucchiara



Durant la campagne électorale de 2014, de nombreux enjeux ont été défendus par les différents partis politiques. Il nous a paru, dès lors, intéressant d’analyser les enjeux portés par le cdH et ceux du PS au sein de leurs programmes électoraux puisque ces deux partis forment l’actuelle majorité gouvernementale à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour ce faire, nous présenterons les différences entre les attentions politiques portées sur 21 enjeux politiques par les deux partis politiques.

La méthode utilisée reste la même que précédemment. Nous utilisons les données publiques sur les partis politiques et nous appuyons notre analyse sur une grille d’analyse statistique relevant l’ensemble des attentions politiques présentes dans les programmes électoraux du PS et du cdH.

Durant la campagne électorale 2014, nous constatons l’absence d’enjeux portés uniquement par l’un des deux partis. PS et cdH portent, en effet, une attention politique, même si elle peut différer, sur les 21 thématiques analysées. Cela peut s’expliquer par la configuration actuelle des partis politiques comme des partis « attrape-tout ». Leur objectif n’est plus de mobiliser leurs militants mais de convaincre un électorat par une compétition entre les partis politiques sur divers enjeux. En d’autres termes, les partis politiques se positionnent sur l’ensemble des enjeux politiques dans le but de séduire un maximum d’électeurs (Kirchheimer, O., « The Catch-all Party », in Mair, P., The West European Party System, New York, Oxford University Press, 1990, 50-60).

Ce qui les différencie donc se situe au niveau de la répartition des attentions politiques sur les 21 enjeux politiques. Certains enjeux ont une répartition de leur attention politique similaire ; d’autres ont une répartition de leur attention politique différente entre les deux partis, tantôt en faveur du PS, tantôt en faveur du cdH (graphique 1).

Pour le cdH, une plus grande attention a été portée sur les enjeux liés (1) à la justice et aux affaires intérieures, (2) au développement local et à la politique du logement, (3) aux affaires sociales, (4) à la mobilité, (5) à la défense et, enfin, (6) à l’agriculture et la politique alimentaire.

Le PS a, quant à lui, porté une plus grande attention sur les enjeux liés à (1) l’économie et la politique fiscale, (2) la politique énergétique, (3) l’aménagement du territoire, (4) la culture, le sport et les loisirs, (5) les affaires étrangères et européennes, (6) l’environnement, (7) la recherche scientifique et, enfin, (8) les politiques scientifiques et les nouvelles technologies de l’information et communication (TIC).

Enfin, nous pouvons également noter que le PS et cdH ont porté une attention politique relativement proche sur certains enjeux. Il s’agit de (1) la santé, (2) l’emploi, (3) l’enseignement, (4) l’immigration, (5) les droits et libertés, (6) les questions institutionnelles et administratives, (7) les entreprises et secteur bancaire et, enfin, (8) le commerce extérieur. Cependant, une attention identique, voire proche, ne signifie pas nécessairement un positionnement identique sur ces enjeux.

Conclusion

Durant la campagne électorale, le cdH s’est donc démarqué du PS à bien des égards et a axé ses priorités autour de la justice et l’intérieur (6,05% contre 2,48% pour le PS), la mobilité (5,30% contre 3,49% pour le PS), le développement local et la politique du logement (6,29% contre 4,57% pour le PS), les affaires sociales (10,48% contre 8,45% pour le PS). En conséquence, cela démontre que chaque parti a une identité qui lui est propre et des axes prioritaires différents, même si les partis tendent de prime abord à converger pour séduire un maximum d’électeurs.


Graphique 1 : répartition des attentions politiques entre le cdH et le PS




Graphique 2 : enjeux prioritaires du PS et du cdH dans le programme électoral 2014


PS 2014
cdH 2014
Economie et politique fiscale
9,47%
7,49%
Droits et libertés
4,95%
4,48%
Santé
4,33%
4,39%
Agriculture et politique alimentaire
1,13%
1,39%
Emploi
8,10%
8,81%
Enseignement
10,98%
10,49%
Environnement
2,75%
2,31%
Politique énergétique
1,77%
1,07%
Immigration
0,82%
0,80%
Mobilité
3,49%
5,30%
Justice et intérieur
2,48%
6,05%
Affaires sociales
8,45%
10,48%
Développement local et politique du logement
4,57%
6,29%
Entreprises, commerces et secteur bancaire
8,99%
8,06%
Défense
0,25%
0,41%
Recherche scientifique et TIC
2,44%
2,10%
Commerce extérieur
1,06%
0,97%
Affaires étrangères et européennes
7,11%
5,27%
Questions institutionnelles et administratives
11,41%
10,68%
Aménagement du territoire
0,43%
0,28%
Culture, sports et loisirs
5,03%
2,88%

dimanche 14 septembre 2014

L’engagement au cœur du discours humaniste : analyse des enjeux politiques


Loredana Cucchiara
@LoCucchiara
 
 
Le dimanche 7 septembre dernier a eu lieu la rentrée politique du cdH. Cette fin de matinée s’est conclue par le discours de Président du cdH, Benoît Lutgen. L’occasion nous est donc donnée de revenir sur son discours et de l’analyser.

Le discours cherche à produire des effets sur un auditoire. Dans cette perspective, il nous semble intéressant de voir comment les discours politiques se construisent, s’énoncent et sont récupérés par l’auditoire (militants, médias, etc.).

Nous proposons d’identifier les quelques enjeux énoncés dans le discours de Benoît Lutgen et les différentes attentions politiques et leur contexte. Pour ce faire, nous appuyons notre analyse sur une grille d’analyse statistique relevant l’ensemble des attentions politiques présentes dans ce discours politique de rentrée (graphe 1).

De manière générale, le contexte dans lequel s’inscrit le discours de Benoît Lutgen se situe à trois niveaux sur lequel nous allons revenir : (1) un contexte lié aux compétences des nouveaux Ministres cdH suite à la formation des gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ; (2) un contexte lié à la formation du gouvernement fédéral et l’absence du cdH à ce niveau de pouvoir et, enfin, (3) un contexte lié aux évènements européens et internationaux.


Enjeux liés aux compétences des nouveaux Ministres cdH (Wallonie, FWB et Bruxelles)

Benoît Lutgen  commence son discours en identifiant les enjeux prioritaires du cdH et ceux relevant des nouvelles compétences cdH. L’analyse statistique des attentions politiques (graphe 1) le démontre. En effet, nous pouvons relever plusieurs enjeux politiques essentiels identifiés dans le discours de rentrée et liés :

  • Aux affaires sociales. Cet enjeu politique représente 12,20% d’attention et se concentre sur l’assistance aux familles avec enfants, la politique des personnes âgées. Exemple : « Nous augmenterons les places d’accueil pour la petite enfance. Les accueillantes d’enfant seront valorisées […] elles bénéficieront à l’avenir d’un revenu garanti et d’un pécule de vacances […] A l’autre bout du cycle de la vie, nous avions porté un objectif clair : celui de traduire l’allongement de la vie en opportunité. Pari tenu ! Une assurance autonomie sera mise en place pour développer les soutiens alternatifs, assurer le développement et la coordination de l’aide à domicile, aménager différemment l’habitat et des quartiers pour permettre à chacun de vivre où il le souhaite le plus longtemps possible » (Discours de rentrée, 2014, p. 4) ;

  • A l’enseignement. Cet enjeu représente 8,13% d’attention. L’accent est mis sur la création de nouvelles places scolaires par le financement égalitaire des réseaux et sur le pacte pour un enseignement d’excellence.  Exemple : « Il y a juste deux ans, lors de la rentrée politique, j’avais pris devant vous un engagement fort au nom de l’ensemble du parti : répondre aux besoins de création de places et d’écoles en finançant enfin de façon égalitaire chaque école, quel que soit son réseau […] Engagement tenu ! L’accord de Gouvernement précise que la création de nouvelles places scolaires respectera l’égalité entre les réseaux […] Les briques c’est nécessaire, bien sûr. Mais ce n’est pas suffisant. Le plus important c’est de mettre en œuvre, avec les équipes éducatives, le Pacte pour un enseignement d’excellence » (Discours de rentrée, 2014, p. 3) ;

  • Au logement. Cet enjeu représente 6,50% des attentions politiques énoncées dans le discours avec une attention toute particulière portée à l’accès à la propriété. Exemple : « Au niveau du logement, le cdH a martelé une priorité durant la campagne, celui de favoriser l’accès à la propriété. Parole tenue ! Les droits d’enregistrement seront étalés, des formules de leasing immobilier seront mises en place » (Discours de rentrée, 2014, p. 4) ;

  • A la mobilité. Cet enjeu représente 1,63% d’attention et porte sur le co-voiturage. Exemple : « En mobilité, notre centre d’étude, le CEPESS, avait démontré toute la pertinence d’un Réseau Express de Covoiturage pour résoudre les problèmes de congestion routière. Il est repris dans les accords, tant en Wallonie qu’à Bruxelles ! » (Discours de rentrée, 2014, p. 4) ;

  • A l’environnement. Cet enjeu représente 1,63 % d’attention et est orienté vers la qualité de vie. Exemple : « Le développement humain se base sur une vision forte et positive de notre avenir […] Il favorise la qualité de vie en harmonie avec l'environnement […] Vous le savez, nos exigences étaient fortes et clairement annoncées : en matière d'éducation, d'emploi, de développement des entreprises, d'environnement ». (Discours de rentrée, 2014, p. 2) ;

  • A la culture. Cet enjeu représente 1,63 % d’attention. Exemple : « Nous avions dit que nous serions aux côtés de ceux qui entreprennent. Ceux qui veulent créer une nouvelle crèche, monter un projet culturel, qui veulent créer une association […] Qui demandent qu’on les soutienne dans leurs initiatives et leurs projets, économiques, sociaux, culturels ou associatifs […] Nous avons été au rendez-vous pour répondre à ces légitimes demandes dans les accords de Gouvernement » (Discours de rentrée, 2014, p. 3).

Si le discours met en évidence toute une série d’enjeux politiques, il en néglige toutefois d’autres qui sont pourtant associés à l’une ou l’autre des compétences des nouveaux Ministres cdH des gouvernements régionaux et de la FWB. La politique agriculture et alimentaire, la politique énergique, la politique du sport ou encore la politique liée à l’aménagement du territoire sont absents du discours de rentrée du Président du cdH.

En dehors des compétences directement associées aux nouvelles compétences des ministres cdH, nous pouvons également identifier divers enjeux qui révèlent l’empreinte cdH dans les accords de gouvernement régionaux et de la FWB, à savoir :

  • La politique économique, budgétaire et fiscale englobe quelques 11,38% de l’attention politique générale énoncée dans le discours de rentrée politique du cdH. Cette catégorie d’enjeu porte principalement sur la fiscalité.  Exemple : « Nous avons aussi posé nos exigences d’entrée de jeu : pas de nouveaux impôts. Il a fallu du temps pour convaincre. Mais le cdH a atteint ces objectifs » (Discours de rentrée, 2014, p. 2).

  • La politique de l’emploi représente 4,07% d’attention politique. Exemple « L’emploi, c’est la priorité de tous les Ministres cdH, quelles que soient leurs compétences […] C’est le fil orange de leur politique. Les jeunes bénéficieront de réductions de cotisations et d’aides spécifiques. Mais plus largement, chaque Ministre doit avoir comme ambition et comme critère absolu la création d’activité et d’emploi » (Discours de rentrée, 2014, p. 4) ;

  • Les politiques liées aux entreprises, aux PME, au secteur bancaire et au commerce intérieur représentent, quant à elles, 3,25% d’attention de l’ensemble du discours. Exemple : « Nos exigences étaient fortes et clairement annoncées : en matière d’éducation, d’emploi, de développement des entreprises, d’environnement […] Nous avions dit que nous serions aux côtés de ceux qui entreprennent […] Les chefs d’entreprise qui veulent relever le défi de l’activité et de l’emploi […] Nous avons été au rendez-vous pour répondre à ces légitimes demandes dans les accords de Gouvernement » (Discours de rentrée, 2014, p. 3).


Enjeux liés à la formation de gouvernement fédéral

Benoît Lutgen a ensuite porté une attention politique particulière sur les enjeux liés à la formation du gouvernement fédéral et à la réforme de l’Etat. Ces enjeux font partie de la thématique « fonctionnement de la démocratie et administration publique » (graph 2) et représentent, à eux seuls, 2% d’attention.
 
Dans un premier temps, Benoît Lutgen justifie son choix de ne pas faire partie de la coalition suédoise et marque une confiance auprès de ses membres et de ses électeurs en jouant la carte du « respect de ses engagements ». Exemple : « Toutes les formations politiques francophones ont répondu, la main sur le cœur et devant les électeurs : « Bien sûr ! Jamais avec la NVA ! ». Mais à l’évidence, un « jamais » n’est pas l’autre. Force est de constater que la main sur le cœur, parfois, n’est pas la main qui mène les négociations. Nous, le cdH, nous avons respecté notre engagement. Refuser de s’allier à des nationalistes, c’est notre pacte de confiance que nous avons conclu avec les Belges » (Discours de rentrée, 2014, p. 5).

Il est particulièrement intéressant de constater que ces 2% du discours du Président du cdH a été largement relayé dans la plupart des médias belges et a quasiment étouffé l’ensemble des autres politiques énoncées et défendues au travers du discours de rentrée du cdH.

Dans un deuxième temps, Benoît Lutgen met en évidence les enjeux fédéraux sur lesquels le cdH sera offensif et constructif : sécurité sociale, santé, fiscalité, réforme de l’Etat, justice, niveau de vie, SNCB. Exemple :
  • « Soyez en sûr, le cdH sera résolument offensif mais aussi constructif pour faire respecter ce qui fonde notre pays : une sécurité sociale forte et moderne, des soins de santé de qualité et accessibles à tous, une fiscalité juste et efficace, le respect de chaque Communauté » (Discours de rentrée, 2014, p. 6).

  • « Nous serons intraitables, croyez-le bien, pour que la 6ème réforme de l’Etat soit pleinement mise en œuvre et pour que l’on crée la communauté métropolitaine. Pour défendre le renforcement en personnel dans les tribunaux de Bruxelles et réinvestir dans une Justice efficace et humaine. Pour défendre une réforme fiscale équilibrée, qui valorise le travail, sans reporter la dette sur les générations futures. Pour améliorer le niveau de vie des familles. Pour que la SNCB desserve les zones plus rurales. Vous croyez que c’est en mettant aux commandes de l’Etat un parti nationaliste qui veut sa fin qu’on y arrivera ? » (Discours de rentrée, 2014, p. 6).


Enjeux liés aux évènements européens et internationaux

Enfin, le discours se termine par la mise en évidence des enjeux politiques européens qui représentent 12,20% de ce discours politique. Benoît Lutgen construit ces enjeux politiques en partant des différents évènements issus de l’actualité internationale afin d’identifier les enjeux sur lesquels l’Europe doit agir :

  • L’emploi et la qualité de vie sont au cœur de ces enjeux européens pour le Président du cdH. Il profite également de l’occasion pour y associer son parti frère, le CD&V, en saluant la nomination de Marianne Thyssen en tant que commissaire européenne. Exemple : « Elle doit quitter le chemin de l’austérité destructrice. Il y a urgence ! L’Europe doit offrir un projet mobilisateur pour les jeunes, pour l’emploi. L’Europe doit redevenir ce modèle de démocratie et de développement et un modèle de qualité de vie. Je ne doute pas de l’engagement de Jean-Claude JUNCKER de porter cet idéal européen. Et je souhaite profiter de l’occasion pour saluer la désignation de Marianne THYSSEN qui l’a rejoint dans cette entreprise » (Discours de rentrée, 2014, p. 6).

  • Pour Benoît Lutgen, la crise ukrainienne, les actes terroristes en Irak, le virus d’Ebola en Afrique de l’Ouest et les crimes à l’égard des femmes au Congo sont également au cœur de l’énonciation des enjeux européens. Exemple : « Comment passer sous silence ce qui se passe sous nos yeux, en Europe et dans le monde ? Nous vivons aujourd’hui des conflits particulièrement inquiétants. En Ukraine, bien sûr, où les décisions démocratiques sont balayées par la force […] Au Proche Orient, où la lutte pour l’instauration de régimes démocratiques se heurte à la barbarie sans nom […] Au Congo, où les crimes, en particulier à l’égard des femmes, ne cessent de se répéter. En Afrique de l’Ouest, où la menace du virus Ebola ne pourra être combattue que par la coopération. Non, l’Europe ne peut pas être absente de ces rendez-vous avec l’histoire ». (Discours de rentrée, 2014, pp. 6-7).


Conclusion

A la suite de cette analyse, nous pouvons nous interroger sur la manière dont les médias ont récupéré le discours et le message que souhaitait faire passer le président du cdH.

Dans les médias tels que La Libre et Le soir, le message récupéré se centre très clairement sur le refus du cdH de s’allier avec la N-VA. Les titres l’énonce : « Benoît Lutgen: « Jamais avec la N-VA! Le CDH a tenu son engagement! » (Le soir, 7/09/2014), « Benoît Lutgen s'explique à nouveau sur le refus du cdH de s'allier à la N-VA » (La Libre, 7/09/2014). Leur contenu le confirme. En effet, ces deux médias ont privilégié ce sujet et ont minimisé les enjeux prioritaires du cdH en termes d’éducation, affaires sociales, logement, mobilité, environnement, fiscalité, emploi, entreprises, culture, affaires étrangères, etc. Exemple :
  • « Le président du cdH, Benoît Lutgen, a une nouvelle fois justifié dimanche son refus d'entamer des négociations au niveau fédéral avec les nationalistes flamands de la N-VA, contrairement au MR engagé dans des pourparlers en vue de former une possible coalition suédoise. "Refuser de s'allier à des nationalistes, c'est notre pacte de confiance avec les Belges", a-t-il affirmé lors de la "journée des familles" organisée par le parti humaniste au domaine de Wégimont à Soumagne, en province de Liège » (La Libre, 7/09/2014) ;
  •  « Le président estime que le CDH a respecté les engagements pris à l’égard des électeurs. Dans les entités fédérées d’abord […] Mais surtout au fédéral ou le refus de s’associer aux négociations de la coalition suédoise a fait sensation » (Le soir, 7/09/2014).

Or, dans le discours de rentrée du cdH, ces différents enjeux de politiques publiques représentent 62,62% contre 2% pour les questions liées à la formation du gouvernement fédéral. Nous pouvons, dès lors, nous interroger sur les effets et les récupérations du discours. Il est donc interpellant de voir que le discours produit plus d’effet sur les 2% liés à la formation du gouvernement fédéral que les 62% liés aux questions de politiques publiques et qui touchent les citoyens.



Graphique 1 : enjeux prioritaires du discours lors de la rentrée politique du cdH le 7.09.2014

Fonctionnements de la démocratie et l'administration publique
29,27%
Affaires sociales
12,20%
Affaires étrangères, affaires européennes, aide au développement
12,20%
Macroéconomie, impôts et taxes
11,38%
Enseignement
8,13%
Développement local, politique du logement, organisation urbaine
6,50%
Droits civils et libertés
4,88%
Emploi
4,07%
Entreprises, secteur bancaire, commerce intérieur
3,25%
Santé
1,63%
Environnement
1,63%
Circulation et transports (mobilité)
1,63%
Justice, jurisprudence, criminalité
1,63%
Arts, culture, sport et loisirs
1,63%
Agriculture et pêche
0,00%
Politique énergétique
0,00%
Immigration et intégration
0,00%
Défense
0,00%
Recherche scientifique, technologie, communication
0,00%
Commerce extérieur
0,00%
Aménagement du territoire, gestion publique de la nature et de l'eau
0,00%